La chromo de couverture montre une scène devenue rituelle : sur une tombe fraîchement creusée, une famille en deuil, un mutilé appuyé sur ses béquilles, un homme qui plante le drapeau. Sous l’image, deux mots : Se souvenir. C’est tout le programme de ce numéro du centenaire.
En août 1914, le tocsin sonne aussi au Passage. Les hommes partent par la gare d’Agen ; les femmes prennent les maraîchages, les commerces et les attelages. Suivent quatre années de listes : les morts pour la France affichés à la mairie, les blessés soignés dans les hôpitaux temporaires de l’agglomération, les prisonniers, les réfugiés du Nord, les marraines de guerre, les collectes et les emprunts.
Chaque commune de France a son monument ; celui du Passage porte les noms de ceux qui ne sont pas rentrés. Ce numéro les remet dans leurs familles, leurs rues et leurs métiers.
Lettres du front, carnets, photographies de groupes, citations et cartes postales : la revue reconstitue les parcours individuels et rappelle aussi l’arrière — la vie chère, le travail des enfants aux champs, la monnaie de nécessité émise par la Chambre de commerce d’Agen faute de pièces, et le long après-guerre des veuves et des mutilés.
Retrait ou livraison : retrait gratuit au Passage d’Agen sur rendez-vous, ou envoi postal à domicile.




