Une aquarelle de pigeon ramier signée J.-M. Delfaud, et sous le titre une croix d’ordre : la couverture annonce un numéro à deux entrées, l’architecture et l’oiseau.
Le pigeonnier, signe de richesse
Dans la vallée de la Garonne comme en Lomagne, le pigeonnier fait partie du paysage : tour carrée ou ronde, sur piliers coiffés de capels pour arrêter les rats, toit de tuiles à lanterneau, boulins de terre cuite à l’intérieur. Sous l’Ancien Régime, le droit de colombier était un privilège seigneurial ; la Révolution l’a rendu à tous, et les fermes passageoises ont élevé le leur — pour la chair, mais surtout pour la colombine, l’engrais le plus recherché des cultures maraîchères.
La colombophilie
Le second volet du numéro concerne le pigeon voyageur : les sociétés colombophiles, les concours de retour, le baguage et l’entraînement, et le rôle militaire de ces oiseaux, longtemps seuls messagers capables de franchir les lignes. La revue croise ainsi patrimoine bâti, savoir-faire agricole et passion sportive.
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