La couverture reprend une image d’époque : deux femmes en costume, l’Alsace et la Lorraine, encadrant le chiffre 1 — l’imagerie du deuil des provinces perdues.
Le Passage est à huit cents kilomètres du front, et pourtant l’année terrible s’y installe : mobilisation des classes et départ des mobiles de Lot-et-Garonne, réquisitions de chevaux et de fourrage, souscriptions et ouvroirs, ambulances installées pour les blessés, arrivée de réfugiés du Nord et de l’Est, puis internement de prisonniers.
Entre juillet 1870 et mai 1871 : la défaite, la chute de l’Empire, la République proclamée, l’armistice, la Commune. Victor Hugo appellera cette séquence l’Année terrible.
À partir des délibérations municipales, des registres et de la presse locale, la revue reconstitue ces mois-là au Passage : le quotidien des familles, le prix du pain, les listes de soldats, et la manière dont une commune de l’arrière a vécu une guerre perdue au loin.
Retrait ou livraison : retrait gratuit au Passage d’Agen sur rendez-vous, ou envoi postal à domicile.




