« Au temps de Fallières » : le sous-titre situe immédiatement l’époque. Armand Fallières, né à Mézin, ancien maire de Nérac, député puis sénateur de Lot-et-Garonne, est président de la République de 1906 à 1913 — le seul Lot-et-Garonnais à être entré à l’Élysée, et le dernier président de la Belle Époque. Son septennat coïncide exactement avec la naissance de l’aviation : meetings, fêtes de l’air, baptêmes et records se succèdent, et le président lui-même préside les grandes fêtes de l’aviation.
La carte postale de couverture, « L’aviation aux grandes manœuvres du Sud-Ouest », montre un aéroplane sous son hangar de toile. Nous sommes en septembre 1913 : deux armées s’affrontent pour l’exercice sur la rive gauche de la Garonne, dans le quadrilatère Agen–Montauban–Toulouse–Auch. Le parti bleu du général Pau aligne trois escadrilles basées à Agen et un dirigeable attaché à Pau ; le parti rouge, trois escadrilles à Toulouse. C’est à cette occasion qu’un premier avion se pose sur le champ de manœuvres de la Garenne, au Passage, jusque-là réservé aux fantassins et aux cavaliers.
Un an plus tard, ces « machines volantes » entraient en guerre : les manœuvres de 1913 furent la dernière répétition avant 1914.
La revue suit les aviateurs du pays agenais, leurs appareils de toile et de bois, les meetings qui attiraient des foules entières, et l’héritage de ces journées : le terrain de la Garenne, devenu l’aérodrome d’Agen, sur les communes du Passage et d’Estillac, géré depuis 1974 par le syndicat mixte départemental.
Retrait ou livraison : retrait gratuit au Passage d’Agen sur rendez-vous, ou envoi postal à domicile.




