Deux images sur la couverture : le château de Ferron, à Tonneins, et la plaque apposée à son pied — « Ni haine, ni oubli — en hommage aux civils patriotes résistants internés au château de Ferron, siège de la Milice française ». Le numéro part de ce lieu pour raconter les années noires du département.
1942 : la fin de la « zone libre »
Jusqu’en novembre 1942, le Lot-et-Garonne est en zone non occupée : on y accueille des réfugiés, on y cache des familles, on y organise les premiers réseaux. L’invasion de la zone sud change tout : garnisons allemandes, réquisitions, rationnement, Service du travail obligatoire — et, en réponse, les maquis de la vallée et des coteaux.
Ferron, siège de la Milice
En 1943, la Milice française s’installe au château de Ferron, qui devient son siège départemental et le lieu d’internement et de torture de résistants. Dans la nuit du 8 au 9 août 1944, l’aviation britannique bombarde le château ; une aile est éventrée, plusieurs prisonniers en profitent pour s’échapper. Les miliciens se replient sur Agen les 12 et 13 août ; Tonneins est libérée le 20.
« Ni haine, ni oubli » : la formule de la plaque résume l’esprit de ce numéro, qui nomme les faits sans règlement de comptes.
Témoignages, archives municipales et documents privés permettent de suivre l’Occupation au plus près : ravitaillement et marché noir, laissez-passer et couvre-feu, réfugiés et perquisitions, réseaux et parachutages, puis l’été 1944 et la Libération de l’agglomération agenaise.
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