« La grandeur d’un métier est peut-être avant tout d’unir des hommes. »
Antoine de Saint-Exupéry, cité en couverture
Sous cette phrase, la couverture reproduit un billet d’un franc de la Chambre de commerce d’Agen, daté du 14 juin 1917. Ce n’est pas un ornement : pendant la Grande Guerre, les Français thésaurisent les pièces d’argent, la petite monnaie disparaît des tiroirs-caisses, et l’État autorise les chambres de commerce à émettre leurs propres coupures — de 25 centimes à 2 francs — pour que les commerçants puissent rendre la monnaie. Ces billets de nécessité ont circulé dans les boutiques du Passage jusqu’à leur retrait, voté en 1925.
Le numéro part de là pour faire l’inventaire des métiers qui tenaient la rue : le maréchal-ferrant et le bourrelier, le tonnelier, le sabotier, le rempailleur de chaises, la lavandière, le rémouleur, l’épicier-café qui faisait aussi bureau de tabac, le boulanger au four à bois, la couturière à domicile, le passeur et le pêcheur professionnel. Chacun avec ses gestes, ses outils, son enseigne et sa clientèle de quartier.
Photographies de devantures, factures à en-tête, publicités et témoignages de familles : la revue reconstitue le commerce passageois d’avant les grandes surfaces, quand chaque rue était un marché permanent.
Retrait ou livraison : retrait gratuit au Passage d’Agen sur rendez-vous, ou envoi postal à domicile.




