Deux images superposées sur la couverture : une gravure de voiliers dans un port du XIXe siècle, et la photographie d’un bâtiment de guerre moderne. Entre les deux, le fil du numéro : la Garonne comme école de la mer.
Au Passage, on apprenait à lire le courant avant de savoir lire. Beaucoup de mariniers descendaient jusqu’à Bordeaux ; leurs fils s’embarquaient ensuite pour la marine marchande ou la Royale. Quand le canal latéral (1856) et le chemin de fer ont ruiné la batellerie, ce mouvement s’est amplifié : le fleuve ne nourrissait plus, la mer offrait un métier.
Du bateau à fond plat qui craignait les bancs de gravier au navire d’escadre : deux mondes, une même famille.
La revue suit ces itinéraires — engagements, campagnes, équipages, courriers de bord — et rappelle ce que la commune doit à sa vocation fluviale : un vocabulaire, des noms de famille, et une longue habitude de partir.
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